Passeur d’âmes

gardien des limons
où les courants s’annulent

sois le brisant des mots

sur ce rivage vain
où les leurres patientent

comme autant d’appâts de sable

Claude Miseur

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Qui s’approche
me toise
de la rive
où l’arbre fait silence
où rien n’est dévoilé ?
j’aborde le territoire
d’une peur
qui défait l’étendue
pourrais-je
encore demain
gravir
ses brumes
les plus hautes ?
l’heure
est si bleue
qui m’enserre
pour une danse
avec l’oiseau.
Cl. M.